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C’est aussi engager la responsabilitĂ© de toute l’Ă©quipe.
Le critÚre 2.4-03 du référentiel Haute Autorité de Santé est souvent perçu comme une contrainte.
C’est en rĂ©alitĂ© une exigence Ă©thique et clinique, traduite en actes concrets.
âïž LA DISTINCTION QUI CHANGE TOUT
La Haute AutoritĂ© de SantĂ© distingue deux situations. La mesure de sĂ©curitĂ© ponctuelle relĂšve du soin d’urgence. Mais dĂšs qu’une restriction s’inscrit dans la durĂ©e, les exigences changent de nature : ce n’est plus une dĂ©cision rĂ©flexe, c’est un acte mĂ©dical.
C’est lĂ que de nombreuses Ă©quipes se trouvent en difficultĂ© lors des visites, non par manque de bientraitance, mais par manque de formalisation.
đ CE QUE LE RĂFĂRENTIEL ATTEND
â Une dĂ©cision mĂ©dicale formalisĂ©e : une prescription documentĂ©e avec type de mesure, horaires, modalitĂ©s de surveillance et durĂ©e.
L’art. R.4127-36 du CSP rappelle que tout acte engageant la sĂ©curitĂ© du patient doit ĂȘtre tracĂ© et justifiĂ©.
â Une analyse pluridisciplinaire bĂ©nĂ©fices/risques tracĂ©e, pas seulement verbalisĂ©e en rĂ©union.
âUne réévaluation systĂ©matique du maintien. La mesure ne se reconduit pas par dĂ©faut : la question se repose Ă chaque Ă©valuation, la rĂ©ponse est tracĂ©e. C’est le cĆur mĂȘme de la dĂ©marche qualitĂ© appliquĂ©e aux libertĂ©s fondamentales.
â Une dĂ©marche active de rĂ©duction des recours : promouvoir et tracer les alternatives.
đ Ă QUELLE FRĂQUENCE RĂĂVALUER ?
Aucun texte réglementaire ne fixe de périodicité hors psychiatrie.
Le référentiel exige une réévaluation « systématique » sans en préciser le rythme.
En consĂ©quence, c’est le principe de proportionnalitĂ© qui s’applique : la frĂ©quence s’adapte Ă la dynamique du sĂ©jour ET Ă l’Ă©volutivitĂ© de l’Ă©tat du patient.
En pratique : 48/72h en MCO, hebdomadaire en SMR, mensuelle en SLD constitue un repÚre cliniquement cohérent et professionnellement défendable.
Ce n’est pas une obligation rĂ©glementaire, c’est une bonne pratique, et c’est ce que l’expert-visiteur cherchera Ă vĂ©rifier.
đ CE QUI EST ĂVALUĂ
Dans les dossiers : prescription médicale, analyse pluridisciplinaire tracée, réévaluations datées.
Dans les documents institutionnels : politique sur les alternatives, indicateurs de suivi, actions engagées.
Attention : prescription de contention et fiche de surveillance sont deux documents distincts. L’un ne remplace pas l’autre.
đ§¶ LE FIL CONDUCTEUR
Ce critĂšre ne demande pas de supprimer toute restriction. Il demande qu’elle reste une rĂ©ponse argumentĂ©e, réévaluĂ©e, proportionnĂ©e, jamais une routine.
La bientraitance ne se dĂ©crĂšte pas : elle se documente, se questionne, et s’amĂ©liore.
Dans votre établissement, la réévaluation des mesures restrictives est-elle systématiquement tracée ?
đ Loi du 4 mars 2002 / Recommandations HAS 2017 : la contention en gĂ©riatrie / Art. R.4127-36 du CSP
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